Le château est ouvert tous les jours sauf le mardi
Montargis, FRANCE 3 Place du Château, 45200

La Tour-Porte

Parmi l’ensemble des chantiers du roi Philippe II auguste les tours-porte quadrangulaires sont fréquentes. La tour-porte de l’enceinte Philipienne du château de Montargis qui fait face à la ville, est unique en France, sans contreforts, elle est pourvue aussi d’un escalier extériorisé adossé à la face latérale de l’ouvrage. Elle est caractéristique des chantiers des années 1195 à 1200 menés par le roi Philippe II et son architecte Gonthier.

La tour-porte

Le Donjon

Après les travaux réalisés sous le règne de Philippe II des adjonctionscomme le donjon et les fosséss ont réalisées. Qui en sont les commanditaires : Louis VIII, Louis IX ? Qui agrémenta le donjon en lui adossant, maisons et chapelle, Louis IX ou Philippe III ? La chose certaine les concernant est qu’ils furent très correctement arasés par Monsieur, Philippe seigneur de Montargis, duc d’Orléans et frère du roi Louis XIV vers 1690. Les travaux de recherche menés en 2011 ont permis de vérifier ce très correct arasement

Le donjon

Eglise SAINTE-MARIE

Les dessins de Jacques Androuet du Cerceau (1565) et les relevés effectués aux 19 et 20èmes siècles montrent une église de type« italien » sur le modèle de la basilique de Ravenne, modèle basilical de l’époque carolingienne (carré, triangle et cercle). L’édifice est composé d’une église haute et d’une église basse(pénitents). Les murs extérieurs sont simples et l’intérieur est à trois nefs délimitées par deux fois six piliers et peints. L’église basse est dotée comme vraisemblablement l’église haute d’un arc triomphal typique du Xème siècle. Elle est orientée c’est-à-dire axée vers la Jérusalem Céleste. Elle fut arasée par Philippe d’Orléans vers 1692. Il ne reste que l’église basse partiellement mise à jour en partie en 1923.

EGLISE SAINTE - MARIE

La Grande Salle

Construite par Charles V en 1376, de style gothique flamboyant, réalisée par Raymond du Temple « maistre maçon des œuvres du roy par tout son royaume » sur l’emplacement d’une grande salle précédente.

La Grande Salle avait les dimensions suivantes : une longueur de 58 mètres et une largeur 24 mètres. Elle possédait 17 fenêtres à croisées à l’est et autant à l’ouest, de 5 mètres de haut et de 3 mètres de large avec des carreaux aux armes de France et des volets intérieurs peints. 6 cheminées de 4 mètres de haut chauffaient cette immense salle. Les manteaux des cheminées étaient peints dont l’un retraçait l’histoire du chien de Montargis peinte par Le Titien vers 1570. 

La grande salle

Les Écuries

Point 1
Situées dans la basse-cour, les écuries formaient un ensemble de trois bâtiments juxtaposés contenant 74 stalles chacune pour abriter des ânes, des mules et des chevaux. Les ânes servaient aux personnels en charge de l’entretien du château pour porter l’eau, les pierres, la terre etc…, les mules servaient au transport sur plus longues distances pour les carrosses des femmes mais aussi pour les chariots transportant les meubles, la vaisselle, la tapisserie etc…, les chevaux étaient pour les gentilshommes d’armes et le Roi. Sous toute leur surface se trouve encore de nos jours une vaste fosse d’aisance, l’accès se faisait par une tour dont il reste la basset l’évacuation par un tube souterrain conduisant à la rivière située en contrebas du château.
Point 2
Face aux écuries et sous le jardin du Roi, une vaste remise permettait de ranger, chariots, carrosses et autres voitures plus légères.
Point 3
Les personnels chargés de l’entretien des animaux et des locaux bénéficiaient d’un immeuble adjacent aux écuries qui se composait d’une sellerie et tout ce qui a trait aux soins, y compris fers à cheval. Leurs logements étaient à l’étage.
Point 4
Louis-Philippe Ier d’Orléans (1725-1785) autorisa la destruction de deux écuries sur les trois vers1780 pour y construire un manège et deux ans après son fils le fit raser de même que le mur et les tours d’enceinte sud pour y construire une filature réservées aux femmes et aux enfants et faciliter l’accès des chariots portant les balles de coton arrivées au port ; il réalisa ainsi la rue du château actuelle et les douves sud furent comblées des pierres de l’enceinte. Ce bâtiment de 7 étages était réservé aux enfants de plus de 12 ans et aux femmes parce que les machines étaient réputées ne pas causer d’accidents de travail. En début d’année 1792 cette filaturesubit de gros investissements. Les affaires périclites à compter de 1793. La vente des matériels et des machines aura lieu le 13 décembre 1795 marquant la fin des activités de la filature située dans les écuries.
Aujourd’hui :
Il reste un seul bâtiment ou écurie sur les 3 dont la porte d’entrée est visible sur la façade à pignon ainsi que son oculus muré visible en haut du pignon. Il assurait la ventilation.

Les écuries

Le Jardin du Roi

Le Jardin du Roi construit par Raymond du Temple, maçon du Roi Charles V était visible des appartements royaux qui jouxtaient la Grande Salle Charles V fit creuser sous ces jardins des caves à la décoration somptueuse. Un travail de maçonnerie très soigné rend ses caves dignes des pièces du château : croisées d’ogive, clés de voute, arcs doubleaux et formerets. La voute est faite de pierres taillées. Un escalier de pierre de 26 marches permet d’accéder à ces caves formant une galerie de 15.70 mètre de long et de 1m80 de large. De chaque côté de la galerie s’ouvrent 4 cellules d’inégales taille. Un puits d’aération cylindrique de 80 cm de diamètre et de 13 mètre de haut assure la ventilation avec la porte d’entrée. La température l’hiver ne descend pas au-dessous de 6 degré et l’été même caniculaire, la température ne dépasse pas les 21°C, une humidité constante y règne. Ces caves servaient à la culture des légumes que l’on montait et descendait tous les jours. Cette manière de cultiver permettait de servir à la table du roi des légumes avant saison. Charles V avait fait venir à grand frais de la cour de son cousin le roi de Naples, des scientifiques et des ingénieurs agronomes pour qu’ils adaptent au Nord de la Loire des légumes habitués au Sud; Une autre raison à ces caves. Charles V avait un prestigieux maitrequeue à son service qui opérait dans les cuisines de la Grande Salle, Guillaume Tirel dit Taillevent, auteur du premier livre de recettes du Moyen Age, le viandier. Le poète français François Villon (1431-1463)a immortalisé ce grand cuisinier par deux vers de son Testament : « Si allé veoir en Taillevent Au chapitre de fricassure. » « Taillevent » est aussi le nom d’un prestigieux restaurant gastronomique parisien dans le 8ème arrondissement de Pariset « Guillaume Tirel » est le nom d’un lycée hôtelier prestigieux situé dans le 14 ème arrondissement de Paris. Monsieur, Frère du roi Louis XIV, les détruisit totalement les jardins et réalisa le plan incliné séparant la cour royale de la cour du Gouvernement et de la basse cour tout en protégeant l’accès aux caves.

Le jardin du roi